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Outil · Business

Calcul des heures supplémentaires : majoration, brut et net

Calcul des heures supplémentaires : taux horaire brut, majoration de 25 % puis 50 %, brut mensuel, net estimé, contingent de 220 h et exonération d’impôt.

€

Salaire de base pour 35 h, soit 151,67 h par mois, hors primes. Taux horaire = salaire ÷ 151,67.

h

Durée totale réellement travaillée dans la semaine, à la demande de l'employeur : chaque heure au-delà de 35 h est une heure supplémentaire.

À défaut d'accord : +25 % de la 36e à la 43e heure, +50 % à partir de la 44e.

Heures supplémentaires : brut par mois

285 €

4 h par semaine au-delà de 35 h, soit 17,3 h par mois (4,33 semaines)

Taux horaire brut
13,19 €
Taux majoré 25 % (36e à 43e h)
16,48 €
Taux majoré 50 % (dès la 44e h)
19,78 €
Brut des heures sup par semaine
65,93 €
Net mensuel estimé des heures sup
254 €
Salaire mensuel brut total
2 285 €

Net estimé avec la réduction de cotisations salariales réservée aux heures supplémentaires (brut × 0,89). Payées comme du salaire ordinaire (brut × 0,78), ces mêmes heures laisseraient environ 223 € par mois.

Détail d'une semaine de 39 h :

TrancheHeuresTaux majoréBrut
De la 36e à la 43e heure (+25 %)4 h16,48 €65,93 €
À partir de la 44e heure (+50 %)0 h19,78 €0,00 €
Total par semaine4 h-65,93 €

Heures supplémentaires sur l'année (× 52 semaines)

208 h

Contingent annuel légal : 220 h par salarié, sauf accord collectif fixant un autre volume.

Net annuel estimé des heures supplémentaires (× 12 mois)

3 049 €

Exonérées d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 € nets par an.

Estimation indicative pour un salarié à temps plein sur une base hebdomadaire de 35 h. À défaut d'accord collectif, la loi majore les 8 premières heures supplémentaires de 25 % et les suivantes de 50 % ; un accord de branche ou d'entreprise peut fixer un taux différent, avec un plancher de 10 %. Les salariés en forfait jours ne sont pas concernés. À temps partiel, on parle d'heures complémentaires, majorées de 10 % puis de 25 %. Un repos compensateur de remplacement peut, si un accord le prévoit, remplacer tout ou partie du paiement. Le net est approché avec la réduction de cotisations salariales d'environ 11,31 points propre aux heures supplémentaires (la CSG et la CRDS restent dues) ; le montant exact dépend de votre convention collective, de votre mutuelle et de votre situation. L'exonération d'impôt sur le revenu porte sur la rémunération nette imposable, qui reste comptée dans le revenu fiscal de référence. Repères en vigueur au 8 septembre 2026 (SMIC horaire brut 12,31 €, contingent 220 h, exonération 7 500 € nets par an) ; vérifiez les valeurs actuelles sur code.travail.gouv.fr et service-public.fr, et le détail sur votre bulletin de paie.

Comment ça marche

Le taux horaire brut s’obtient en divisant le salaire mensuel brut d’un temps plein par 151,67, soit 35 h × 52 semaines ÷ 12 mois. Chaque heure effectuée au-delà de 35 h dans la semaine est une heure supplémentaire : les 8 premières, de la 36e à la 43e, sont payées au taux horaire majoré de 25 %, les suivantes au taux majoré de 50 %. L’outil additionne le brut de la semaine, le multiplie par 4,33 semaines pour obtenir le brut mensuel, puis en déduit un net estimé et le salaire brut total du mois.

Repères en vigueur au 8 septembre 2026 : SMIC horaire brut de 12,31 € depuis le 1er juin 2026, contingent annuel légal de 220 heures par salarié, exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires jusqu’à 7 500 € nets par an. Ces heures bénéficient aussi d’une réduction de cotisations salariales d’environ 11,31 points : leur net représente environ 89 % du brut, contre environ 78 % pour un salaire ordinaire, ce qui explique l’écart affiché par l’outil.

L’estimation vaut pour un salarié à temps plein dont la durée du travail est décomptée à la semaine. Un accord de branche ou d’entreprise peut fixer une majoration différente (jamais inférieure à 10 %), remplacer le paiement par un repos compensateur ou aménager le temps de travail sur une période plus longue ; les salariés en forfait jours ne sont pas concernés. Vérifiez les taux applicables dans votre convention collective, les règles sur code.travail.gouv.fr et service-public.fr, et le détail sur votre bulletin de paie.

Questions fréquentes

Un salarié peut-il refuser de faire des heures supplémentaires ?

En principe non : demandées par l’employeur dans le respect des durées maximales de travail et avec un délai de prévenance raisonnable, elles relèvent de son pouvoir de direction, et un refus sans motif légitime peut être sanctionné. À l’inverse, des heures faites de votre seule initiative, sans accord au moins implicite de l’employeur, ne sont pas automatiquement dues. En cas de litige, la preuve est partagée : vous apportez des éléments suffisamment précis (plannings, courriels, pointages) et l’employeur doit y répondre avec ses propres relevés.

Comment sont payées les heures au-delà du contrat à temps partiel ?

À temps partiel, on parle d’heures complémentaires, pas d’heures supplémentaires. Elles sont majorées de 10 % jusqu’au dixième de la durée prévue au contrat, puis de 25 % au-delà (un accord peut prévoir un taux supérieur, jamais inférieur à 10 %). Elles ne peuvent pas porter la durée travaillée au niveau de la durée légale de 35 h, faute de quoi le contrat peut être requalifié à temps plein.

Les heures supplémentaires sont-elles imposables ?

Leur rémunération nette est exonérée d’impôt sur le revenu jusqu’à 7 500 € par an ; au-delà, le surplus est imposé comme le reste du salaire. Le montant exonéré figure sur le bulletin de paie et sur la déclaration préremplie, où il reste pris en compte dans le revenu fiscal de référence. La réduction de cotisations salariales s’applique, elle, sans plafond.

Peut-on remplacer le paiement des heures supplémentaires par du repos ?

Oui, si un accord collectif le prévoit (ou, dans une entreprise sans délégué syndical, sur décision de l’employeur sans opposition du CSE) : c’est le repos compensateur de remplacement, qui reprend la majoration en temps, par exemple 1 h 15 de repos pour une heure majorée de 25 %. Les heures ainsi compensées ne s’imputent pas sur le contingent de 220 h. Ne le confondez pas avec la contrepartie obligatoire en repos, due en plus pour les heures qui dépassent le contingent.

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